Racisme anti-blanc : pourquoi un tel tabou ?
L'image, insoutenable de cruauté, continue toujours de susciter un profond dégoût chez ceux qui la regarde : des groupes de " casseurs " lynchent de jeunes et innocentes victimes lors des manifestations lycéennes du 8 mars 2005 contre le projet Fillon, les frappant avec d'autant plus de violence que leur supériorité numérique – à 10 contre 1 – anime leurs c½urs remplis de haine. Les poings, les pieds, les barres de fer, les battes de base-ball répandent sur le sol de la République le sang des victimes lycéennes, sous l'½il impuissant des CRS qui redoutent une émeute meurtrière en cas d'intervention.
Ces images de lâcheté, dignes des exactions S.A. contre les juifs durant la Nuit de Cristal, provoquent un émoi légitime et exige une dénonciation générale. Mais qui sont ces nazillons ? Quelles sont ces brutes fascisantes contre lesquelles la sévérité exemplaire de la Justice doit s'appliquer ?
Et là, à regarder de plus près, un malaise encore plus violent s'empare de nos consciences empêtrés de certitudes bien-pensantes : première remarque, les victimes sont toutes blanches tandis que les agresseurs sont tous noirs, parfois maghrébins... Deuxième remarque, les agresseurs ne s'en prennent pas aux lycéens juste pour leur voler leurs portables et pratiquer une délinquance dite classique, mais pour le simple fait qu'ils sont blancs...
Le journal Le Monde du 16 mars, pourtant peu suspect de complaisance avec le " sentiment d'insécurité " agité par l'extrême droite, confirme la réalité de ce racisme anti-blanc dans les propos outranciers des agresseurs. Ainsi Heikel, tunisien d'origine, affirme être venu à la manifestation pour lyncher des " bouffons, des petits français avec des têtes de victimes ". " Se venger des blancs ", " casser du petit blanc ", autant de motivations profondément racistes qui animent une partie non négligeable de ces jeunes résidant en Seine-Saint-Denis. Variante du racisme anti-blanc, le racisme anti-blond : Rachid affirme ainsi que les " bolos " - c'est-à-dire les blancs – sont " plutôt blonds ". Patty conclut : " les bolos regardent par terre parce qu'ils ont peur, ce sont des lâches ".
Le silence assourdissant des médias, associations et politiques
Alors que la saine réaction des médias aurait été automatique, presque spontanée, si des blancs avaient frappé d'innocentes victimes noires, un silence assourdissant frappe les médias quand la couleur de peau des agresseurs et des victimes s'avère complètement inversée, comme si l'horreur du crime dépendait davantage de l'identité des protagonistes que du fait criminel.
Alors que le MRAP ou même SOS-Racisme auraient répondu par une manifestation monstrueuse contre " la montée du racisme " si des militants F.N. avaient tabassé d'honnêtes passants maghrébins, le déchaînement de violence de ces " nazis noirs " ne semblent guère émouvoir leurs instances dirigeantes, et quasiment aucune franche condamnation de ces actes racistes anti-blancs n'émanât de leurs communiqués de presse.
Alors que notre Président de la République serait certainement intervenu avec gravité pour dénoncer la violence de skinheads abrutis contre des foyers d'immigrés, force est de constater que ceux qui nous gouvernent font mine de n'avoir rien vu, de n'avoir pas avoir entendu les hurlements de douleur et les pleurs des victimes lycéennes lors de ces manifestations transformées en chasse à l'homme.
Le racisme anti-blanc serait-il une réalité totalement occultée par les médias, associations et politiques ? Et comme tout sujet tabou, il suffit que des images époustouflantes de vérité débarquent presque par hasard sur nos écrans télévisés pour qu'un journaliste courageux – ici du journal Le Monde, un miracle pour cette institution du politiquement correct – ose briser un tabou particulièrement tenace. Nous aurait-on longtemps menti sur la réalité d'un phénomène beaucoup plus répandu qu'on le pense généralement ?
Un phénomène répandu dans les banlieues
La facilité consisterait à désigner la " fatalité " d'une violence, certes inadmissible, mais finalement anecdotique dans notre société dominée par la fraternité " black-blanc-beur ". Pourtant cette explication est démentie par le nombre considérable de casseurs anti-blancs lors de cette manifestation du 8 mars : entre 700 et 1 000 ce jour-là selon les forces de police, ce qui est considérable. Comment ne pas voir là le produit d'une action concertée, animée et planifiée par une puissance encore inconnue des forces de police, et visant à déstabiliser les fondements de notre République ?
De plus, ce pogrom anti-blanc ne constitue que la face immergée d'un racisme anti-blanc beaucoup plus répandu qu'on ne le croit, en particulier dans les banlieues à majorité immigrée. Dans ces quartiers dominés par le machisme et la violence d'une minorité active de délinquants, les insultes contre les blancs traités de " faces de craies " ou de " camemberts " trouvent une dangereuse légitimation dans la haine légalisée de nombreux groupes de rap comme Sniper qui appelle ouvertement à la guerre raciale. Les raccourcis racistes et antisémites de " l'artiste " Dieudonné qui qualifia un jour " les blancs de racistes et d'esclavagistes " donnent un prétexte pour passer à l'acte, le racisme anti-blanc apparaissant comme la juste réponse au syndrome de la victimisation qui touche naturellement les populations socialement défavorisées.
Corollaire à cette victimisation, la culpabilisation des blancs accusés de continuer l'oppression coloniale de leurs ancêtres – ce qui constitue un mensonge aussi éhonté qu'infâme – finit d'emprisonner les blancs dans la culpabilité et la négation masochiste de leurs souffrances. Ainsi le récent " Appel des indigènes de la République ", un ramassis de confusion, d'inexactitude historique et de mensonges éhontés derrière lequel se profilent les mains concertées de l'extrême gauche et de l'islam radical, achève d'emprisonner les blancs dans le mur de la honte et les immigrés dans le mur de la victimisation.
Dans les banlieues pourtant, des blancs sont persécutés, martyrisés et doivent fuir en silence des quartiers qu'ils habitaient depuis des générations. Les jeunes filles blondes sont les premières victimes de l'association perverse entre le racisme anti-blanc, le machisme outrancier véhiculé par les islamistes, l'influence de la pornographie chez des jeunes en perte de repères. Bien sûr, les blancs ne sont nullement les seules victimes de la délinquance urbaine qui touche indifféremment toute personne honnête et sincèrement respectueuse des lois de la République, immigrée ou française de souche. Mais à la différence des autres victimes de la délinquance urbaine, les " petits blancs " sont souvent considérés avec suspicion dès qu'ils osent ouvrir la bouche sur leur mal-être, le " délit " du vote F.N. apparaissant toujours en filigrane derrière leur émotion jugée trop suspecte.
Un moratoire sur l'immigration pour restaurer les valeurs républicaines
La montée en puissance du racisme anti-blanc est une réalité qu'il est devenue inutile de nier. Bien entendu, elle ne doit son existence qu'à une minorité de prêcheurs de haine, l'écrasante majorité des immigrés français ne se reconnaissant nullement dans la violence des bandes ethniques qui terrorisent également les travailleurs immigrés honnêtes et respectueux de leurs concitoyens. Mais le phénomène du racisme anti-blanc semble d'autant plus inquiétant qu'il se généralise à l'échelle mondiale, les violences anti-françaises en Côte d'Ivoire s'ajoutant aux persécutions des fermiers blancs en Zimbabwe. Le racisme anti-blanc ne serait-il pas l'expression de la frustration économique et politique de populations africaines ou maghrébines cherchant un bouc émissaire à leurs propres problèmes, exactement comme pour les chômeurs allemands des années 30 cherchant dans le juif l'éternel responsable de leurs maux ? Juif et Blanc, la même figure interchangeable du bouc émissaire ?
A côté de la nécessaire répression des actes racistes anti-blancs (au même titre que les actes antisémites, anti-maghrébins, anti-noirs...) nous devons nous interroger sur les dangers d'une " importation " de la frustration économique et sociale des pays pauvres dans notre pays, le choc produit entre la pauvreté extrême de certains arrivants et la richesse parfois tapageuse de notre société risquant de générer un phénomène de désillusion et de frustration qui se trouve à l'origine des tensions raciales. Autre illustration de ce phénomène, la surreprésentation des immigrés dans les actes de délinquance, puisque ces derniers contribuent à environ 70 % des faits délictueux constatés en France.
Dans ces conditions, est-il bien raisonnable d'accueillir, tous les ans, environ 200 000 immigrés sur notre territoire, 200 000 immigrés généralement sous qualifiés qui finiront par grossir les rangs des chômeurs et sans emplois, et dont les enfants risquent de projeter leur frustration social sur l'Autre ? Ne devrait-on pas plutôt nous armer de sagesse en imposant un moratoire sur l'immigration afin de donner du temps au temps et se donner tous les moyens pour intégrer ceux qui sont déjà sur notre territoire ? Comment ne pas être convaincus de l'impérieuse nécessité d'une pause dans l'immigration, afin de faciliter l'intégration des immigrés déjà présents et éviter à notre pays un éclatement ethnico-religieux suicidaire ?
Hélas, personne ne semble avoir compris l'extrême danger que fait peser une immigration incontrôlée dans notre pays. Les provocations bouffonnes de Jean-Marie Le Pen paralysent tous ceux qui souhaiteraient ouvrir sereinement le débat sur cette question cruciale, de peur d'être taxés de " complaisance avec l'extrême droite ", ce qui est ridicule puisque l'objectif visé consiste justement à aider l'intégration des immigrés déjà présents sur notre territoire. Pourtant, si nous continuons à pratiquer l'autocensure et la négation de la réalité, notre pays se dirigera tout droit vers une catastrophe dont nous ne mesurons pas encore l'ampleur.
Constant Rémond
Mars 2005